Contraction. Relâchement. Alexandre admirait ses pectoraux dans la glace. Cette hormone de croissance musculaire faisait des merveilles. Vingt-quatre kilos
de muscle en moins d'une demi-heure. Il avait bien fait de l’acquérir à prix d’or, ses collègues lui avaient assuré que leurs vies en avaient été bouleversées. Fini, l'oppression
féminine.
Il entendit le frétillement des clés dans la serrure. Il bomba le torse, et s'avança d'un pas décidé vers Stéphanie qui rentrait les bras chargés de course.
— Maintenant, on arrête tout ! Je suis baraqué et c’est moi le chef ! On va revenir comme au bon vieux temps ! Je me taperai plus la vaisselle. Tu vas faire à manger pendant que je joue à la console. Après, petite pipe devant le match de foot, et tu passeras la serpill…
Il ne finit pas sa phrase. Un violent coup de pied remonta le long de son entrejambe et s’abattit sur ses testicules. Il s’affaissa sous le choc. Dans sa douleur, il sentit les paquets de course lui tomber sur le visage. Quelques minutes plus tard, encore affalé, il observa du coin de l'oeil la fine silhouette chargée de valises claquer la porte d’entrée.
Seul. Comme un imbécile.
C’était donc ça, la fin de l'oppression féminine.
Dans un monde idéal…
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